Après 1946 (départementalisation de la Réunion) et la fin de la seconde guerre mondiale, la culture de la canne à sucre passe d’une économie de plantations coloniales à une agriculture de pointe. Il y a augmentation de la production totale et des rendements. Ces progrès ont été permis par une amélioration des espèces végétales, une amélioration des pratiques agricoles (engrais, pesticides, mécanisation), et un développement des infrastructures. Il y a également concentration des appareils de production, liée à une modernisation des usines sucrières : De 12 usines dans les années 60, on passe à 7 dans les années 70, puis à 2 dans les années 90.
Ces progrès ont été permis par des apports financiers de la Région, de la métropole et de l’Europe.
Aujourd’hui, la canne à sucre est l’activité phare de la Réunion, et représente presque une mono-culture ; en effet, 24400 ha sont consacrés à cette culture, soit 57 % de la surface agricole réunionaise.
La culture de la canne correspond à une production de près de 2 000 000 de tonnes de cannes par an. On en retire aux environs de 205 000 tonnes de sucre et 550 000 tonnes de bagasse. La canne à sucre fournit également près de 16 000 emplois.
La Réunion n’a pas été trop touchée par la réforme sucrière de 2006. En effet, alors que les quotas accordés et le prix du sucre ont diminué dans toute l’Union Européenne, la Réunion n’en a pas souffert. Du fait de son statut de territoire ultra-marin, elle bénéficie d’un statut particulier qui lui permet de recevoir des aides supplémentaires de l’Europe et de l’État français. Ainsi, la baisse du prix européen de la canne est compensée par une hausse des aides de l’État ; le prix n’a donc pas été modifié depuis 2006. En revanche, dans tout le reste de l’Europe, le tonnage de sucre a baissé et des industries ont dû fermer. Par exemple, l’Irlande, qui produisait avant la réforme autant de sucre que la Réunion, a dû abandonner ce secteur d’activité après 2006.
